Espace André-Malraux de Claye-Souilly - 20 heures 30
Musiques d'Europe centrale
Flûte de Pan, cymbalum, piano
Ce concert de flûte de Pan (Philippe Husser), cymbalum (Cyril Dupuy) et piano
(Cédric Burgelin) est une libre promenade dans l’univers chaleureux et passionné des répertoires traditionnels d’Europe de l’Est.
La formation en trio instrumental est très peu pratiquée en Europe, et d'autant moins dans une telle variété de styles
qui conjuguent traditions musicales écrites et orales. Le jeu de ces musiciens d’origine classique s’inspire de la formation orchestrale typique roumaine (le "Taraf") ; mais il se
métamorphose en trios ou duos flûte de Pan et cymbalum ou cymbalum et piano.
De la danse effrénée à la complainte nostalgique des bergers, la flûte de Pan chante et danse, les 130 cordes du cymbalum résonnent et
scandent, reliés et portés par la symphonie harmonique du piano.
La flûte de Pan, mieux connue dans le répertoire folklorique, montre ici l’étendue de ses possibilités y compris classiques; le
cymbalum, instrument fascinant pratiqué en Roumanie, Hongrie et République tchèque se prête avec virtuosité à toutes les audaces. Le piano vibre intensément aux accents inédits de la Czardas et
du septième art !
Au programme de ce trio inédit, traditions classiques et musiques du monde se rencontrent, avec des emprunts au folklore roumain (mais
aussi à des compositeurs classiques tes que Bartók, Brahms, Dinicu ou Kodály) ainsi qu’aux grands thèmes musicaux des films
d’Ennio Morricone ou de Vladimir Cosma – lui-même né en Roumanie.
Ce concert régalera un public sans distinction d’âge, du plus petit au plus grand car les trois musiciens ont à cœur de
faire redécouvrir la richesse et la simplicité des traditions populaires dans lesquelles l’authenticité même de la musique plonge ses racines.
Cyril, Cédric et Philippe sont d'ailleurs tous animés du même credo : "Soli Deo Gloria" : la source de toute vie,
l’inspiration première de toute Musique.
Le Trio Rhapsodies

Philippe HUSSER
Flûte de pan
Pianiste et flûtiste de formation classique, Philippe Husser
cultive l’art de la flûte de Pan depuis son enfance. Tout d'abord autodidacte construisant ses
propres instruments, sa rencontre avec le maître incontesté de la flûte de Pan classique, Simion Stanciu dont il devient l'élève, lui permet aujourd'hui de figurer parmi les rares
interprètes classiques de cet instrument hors du commun.
Son itinéraire musical l'a conduit du récital classique avec grandes
orgues ou piano en compagnie de Cédric Burgelin (organiste de la Cathédrale de Saintes), au trio avec Cédric Burgelin et le cymbaliste Cyril Dupuy, à
l'orchestre ainsi qu'à la musique de films. Il se produit également en trio avec le violoniste Raphaël Husser et le pianiste Dominique Skorny.
Cédric
BURGELIN
Piano
Né en 1970, Cédric Burgelin a travaillé avec les plus grands maîtres de l’orgue : Gaston Litaize, Michel Chapuis, Michel Bouvard
et Olivier Latry. Cinq fois médaillé d’or dans sa jeunesse, le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris lui décerne à son tour un Premier Prix en orgue, un Premier Prix en basse
continue, ainsi que le Diplôme de Formation Supérieure.
Titulaire des Grandes Orgues Historiques de la Cathédrale de Saintes, il est demandé aujourd’hui en concert dans les cadres les plus prestigieux : Saintes, Dieppe, Paris, etc.
Son rayonnement musical et personnel l’a également amené à être invité par des orchestres français et étrangers : Orchestre
symphonique espagnol de Llobregat (Barcelone), Orchestre symphonique allemand de Gomaringen, Orchestres symphoniques russes de Ninji-Novgorod et de Voronej, etc.
Cyril DUPUY
Cymbalum
Cyril Dupuy
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Cyril Dupuy et Lorin Maazel en concert
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Cyril Dupuy obtient en 1994 le prix de cymbalum "Aladár Racz" à
Budapest. Márta Fabian "la reine des cymbalistes" le remarque et le prend immédiatement sous son aile. En 1999,
il remporte deux médailles d'or : cymbalum et musique de chambre. En 2000, il est lauréat Juventus des jeunes solistes
européens. En récital il aborde un répertoire de cymbalum couvrant la période de Bach à nos jours dans le genre classique, contemporain et populaire.
Invité par le Festival de musique contemporaine de Strasbourg, Musica, il y donne son premier récital de cymbalum en 1997, à 16 ans. Quelques mois plus tard, il est retenu pour jouer
une œuvre de Lorin Maazel avec le maestro lui-même (voir photo ci-dessus). Cela le conduit à se produire de par le monde avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne et d’autres ensembles
prestigieux. Il participe à des Festivals internationaux
(Weingarten, Ravenne, Florence, Salzburg, Luzerne, Ile-de-France, etc.). Des compositeurs écrivent pour lui : Gualtiero Dazzi, Olivier Dejours, Marie-Hélène Fournier, Gérard Hilpipre,
Detlef Kiefferr, Flora Thalassa…
Il joue avec bonheur les oeuvres de compositeurs renommés sous la baguette de chefs tels Philippe Bender, Christoph Eschenbach, Kurt
Masur, etc. Ce palmarès ne doit rien à la chance, mais il s’enracine dans la même foi dont J. - S Bach faisait son credo : "Soli Deo
Gloria".
Tantôt accompagnateur, tantôt soliste, ce jeune artiste
allie finesse, virtuosité et profondeur, révélant une maturité exceptionnelle de sensibilité.
La flûte de Pan
La flûte de Pan est certainement l'un des plus anciens instruments au monde. D'origine grecque, elle est apparue environ 5000 ans
avant J. C. (on retrouve des flûtes de Pan dans un grand nombre de cultures ancestrales sur tous les continents de la planète).
Selon la mythologie grecque, la "Syrinx" (flûte de Pan antique) est née entre les mains du dieu Pan, le dieu des bergers dont elle
devint l'instrument favori.
Dans sa forme actuelle, la flûte de Pan d'origine roumaine (à ne pas confondre avec la flûte de Pan sud-américaine constituée
d'une ou plusieurs rangées "plates" de roseaux liés les uns aux autres) est composée d'une seule rangée courbe de 22 à 29 tubes de bambou (3 à 4 octaves) collés
ensemble.
Le cymbalum
Le cymbalum ("psaltérion") a pour lointain ancêtre le tympanon indo-perso-arabe. Sa forme trapézoïdale portative vient de cette
époque : ce qui en fait tout naturellement l'instrument du voyageur, du musicien troubadour ambulant et du tzigane en particulier.
Nous devons la forme actuelle du cymbalum au facteur d'instruments de Budapest Joszef Schunda. C'est en effet vers la fin du
XIXème siècle qu'il devait moderniser l'instrument, en agrandir la caisse de résonance placée sur 4 pieds en y ajoutant une pédale de sourdine comme au piano et la munir d'environ 130 cordes métalliques reproduisant 55 tons chromatiques, sur une tessiture de plus de 4 octaves tempérées.
Les cordes sont frappées manuellement avec deux baguettes enveloppées de coton à leur extrémité pour adoucir le
son.
Photos du concert
Photos : Jean-François Ligner